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1.2 Hangars "Type" 3.2.6 - Jeumont-Daydé

“Jeumont-Daydé” / Toulouse – Francazal

Toulouse – Francazal : Hangars Jeumont-Daydé

par G. Labeeuw. En cours de mise à jour

Type & description

Hangar de type Jeumont-Daydé. cf. la page descriptive sur ce type de hangar métallique dit “lourd”, dont on doit la promotion à l’ingénieur des Ponts et Chaussées Fernand Aimond.

Sur la base aérienne de Toulouse – Francazal, 11 hangars au total ont été construits : 6 en zone en sud, dont deux versions ateliers, et 5 dans la zone au nord-ouest des pistes.

Rappel des dimensions : cf. page du type

  • portée de  70 m, travées entre fermes = 11 m
  • passage libre 69 m x 10 m
  • profondeur : 66 m (donc 6 travées, en réalité 5 travées + 2 demi-travées)
  • profondeur pour la version atelier : 33 m (3 travées, en réalité 2 travées + 2 demi-travées)
  • Poids : environ 550 tonnes pour la charpente et bardage, hors grandes portes, soit 115 kg/m² couvert.
Construction

Construction de fin 1935 à fin 1936. Entièrement achevés en 1937. Le montage de la charpente d’un hangar prenait théoriquement 24 jours. Une prouesse pour un tonnage de plus de 500 tonnes par hangar !

source : Revue Ossature Métallique, mai 1937
source : Revue Ossature Métallique, mai 1937
Vue aérienne des 11 hangars Jeumont-Daydé de Francazal en janvier 1944. Source : IGN
Destructions et état actuel

La majorité des hangars subissent des dégâts plus ou moins importants bombardements de la 2ème Guerre mondiale. Un article de la revue Acier de 1946, – revue de l’OTUA-, réalisée avec le concours du ministère de l’Air, du Service des Bases aériennes et de l’administration des Ponts et Chaussées, analyse les conséquences des bombardements sur une série de hangars métalliques dont les Jeumont-Daydé des bases aériennes de Bordeaux et de Toulouse – Francazal. Cette dernière ayant été un peu moins bombardée que celle de Bordeaux, la plupart des hangars Jeumont-Daydé sont réparables sans trop de difficultés, à une ou deux exceptions près.

Un des arcs d’une ferme a été considérablement endommagé mais la charpente ne s’est pas effondrée. Source : OTUA 1946 Photo : Lacheroy
Plusieurs poteaux ont été endommagés mais la rigidité de l’ensemble de la charpente a permis d’éviter son effrondrement. Source : OTUA / Photo : Lacheroy

Malgré ce constat, cinq d’entre eux ne sont pas finalement réparés (cf. photo aérienne IGN). Les 4 au nord seront déconstruits fin des années 40 pour permettre la réalisation d’une piste en dur. Le 5ème sera déconstruit début des années 70.

Le terrain de Francazal en 1953 : identification des hangars Jeumont-Daydé détruits. Coll. IGN

En 2026, subsistent au sud des pistes 5 hangars de 6 travées et un hangar double version atelier.

Illustrations
HM2 en 2010, Toulouse – Francazal. Coll. DGAC/SNIA
HM5 en 2010, Toulouse – Francazal. Coll. DGAC/SNIA
coll. 2A
Sources
  • Architecture d’Aujourd’hui, 1936, n°11, p.15
  • Annales ITBTP, 1936, n°3 (non consulté)
  • Ossature Métallique, n°6, juin 1936
  • Travaux, décembre 1936
  • Ossature Métallique, n°5, mai 1937
  • Acier, 1946
  • Œuvres et Maîtres d’œuvres, décembre 1946