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1.1 - Sans Type 3.2.1 - Boussiron

“Boussiron” / Cherbourg – Chantereyne / Hangar atelier

Hangar-atelier Boussiron à Cherbourg – Chantereyne

Par Guilhem Labeeuw 

Description

Hangar atelier au centre d’hydraviation de Cherbourg – Chantereyne, constitué d’une cellule de 75 m de portée et de 90 m de profondeur, avec deux autres cellules accolées aux dimensions moindres, formant appentis.

Les structures de la voûte en béton armé sont similaires aux précédentes productions de Boussiron. Les voûtes des 3 cellules sont en béton armé et sous-tendue par une ferme triangulée.

Dimensions

  • Portée :
    • Cellule principale (sud): 75 m
    • Cellule centrale : 65 m
    • Cellule nord : NC (env. 30 m d’après les photos aériennes)
  • Profondeur :
    • Cellule principale (sud): 90 m
    • Cellule centrale : théoriquement identique à la cellule sud sur les plans, les photos aériennes montrent que la cellule centrale est plus courte : environ 60 m
    • Cellule nord : environ 60 m

Le site de Chantereyne, établi en 1917 pour l’hydraviation va devenir une base principale d’aéronautique maritime en 1930 puis la base d’aéronautique navale (BAN) de Cherbourg – Chantereyne le 6 avril 1937.

Localisation du hangar-atelier Boussiron sur fond de plan de la base de Cherbourg – Chantereyne vers 1936. Source du fond de plan : SHD via Inventaire Région Normandie n° IVR25_20105000001NUC2A / photo. M. de Rugy
Construction

La revue L’Usine de janvier 1937 mentionne l’appel d’offre du Service des Travaux Maritimes pour la construction d’un hangar et de deux appentis et son attribution à l’entreprise de Simon Boussiron pour un montant de 10,7 Millions de francs. Le chantier s’est terminé début 1938.

Un doute subsiste sur la profondeur de l’appentis central, qui semble moins profond sur la photo aérienne que le hangar principal de 90 m de profondeur.

Plan de la BAN de Cherbourg dressé par les Allemands en janvier 1941. Source : Bundesarchiv

Une des particularités de l’appentis central, est le fait qu’il présente de petits puits de lumière dans la voûte en béton. C’est un détail de construction qui n’avait pas été remarqué jusqu’à présent dans les constructions de hangars par Boussiron.

Vue de la charpente de l’appentis central, avec les éléments vitrés en pavé de verre. Source : L’architecture
Etat actuel

Détruit par les bombardements de juillet 1944.

Au premier plan, les hangars Arnodin-eiffel sont également détruits. La photo laisse entrevoir la structure de ce qui reste des 3 cellules du hangar atelier Boussiron. Sources : Archives US
Illustrations
Le hangar atelier Boussiron se situe en bas à gauche. Source : Archives US
Vue de ce qu’il reste de la cellule centrale et de la cellule au nord. Source : archives US
Sources
  • La technique moderne, R. Chambaud
  • Revue L’Usine, 28 janvier 1937
  • Revue L’Architecture, avril 1943
  • Inventaire de la Région Normandie
  • Bundesarchiv