Melun – Villaroche : vestiges allemands WW2 (aire Nord-Est)
Localisation des aires de dispersion
Les aires de dispersion allemandes de Melun – Villaroche ont été repérées dans plusieurs documents, avec quelques différences mineures liées à l’interprétation de l’origine des constructions :
- le plan de l’ALG A-55 de novembre 1944
- la carte du Génie de l’Air de janvier 1946
- la description du terrain de Melun dans l’ouvrage de H. De Zeng
- le plan de Jean Sauter dans l’Atlas DGAC


Au total, 4 aires de dispersion allemandes sont mentionnées avec près de 43 alvéoles bétonnées selon de Zeng. Le repérage des 4 aires (en rouge) sur le plan de l’ALG A-55 donne quant à lui 54 :
- au Nord, à environ 1 km au sud du village de Limoges – Fourches. 15 alvéoles bétonnées sont repérées sur le plan de l’ALG A-55. En 2026, il ne reste quasiment rien des alvéoles, hormis les tracés et quelques aires bétonnées.
- au Nord-Est, autour de la tour de contrôle : 14 alvéoles sont dispersées dans une zone d’environ 800 m de longueur. Au moins 3 alvéoles ont été conservées avec les murs de soutènement des hangars et de nombreuses traces au sol persistent.
- au Sud-Est, 11 alvéoles sont réparties entre les villages d’Aubigny et Montereau-sur-le-Jard. Il ne reste que quelques traces peu visibles dans le paysage. On note quelques grilles allemandes ou françaises servant de clôture.
- au Sud-Ouest, 14 alvéoles bétonnées étaient à l’origine situées au sud du terrain actuellement utilisé par les usines Safran. Plus aucune trace n’est visible.
Aire de dispersion NE : repérage des dernières alvéoles avec des murs de hangar en T
Ce repérage a été fait une première fois en 2018 puis en 2026. Seules les alvéoles 1 à 3 conservent des murs de soutènement d’une longueur d’environ 10 à 11 mètres. Ces murs des soutènement faisaient partie de hangars en T. Leur fonction première était bien de supporter une charpente, comme le montre le détail de l’appui en béton et les fixations métalliques encore présentes sur la plupart des vestiges. Ils pouvaient également servir de murs pare-éclat, même si ce n’était pas leur fonction première.
Le type de charpente qui pouvait être associé à ces murs de soutènement est en cours d’identification à partir des fixations métalliques en tête de mur. Pour le moment, nous n’avons pas retrouvé de photos d’époque montrant la couvertures de ces alvéoles en particulier. Il se peut également qu’ils aient été laissés en l’état, sans couverture, en fonction de l’évolution de l’utilisation du terrain par les Allemands.

Alvéole – Hangar n°1 : au sud de la tour de contrôle





Alvéole – Hangar n°2 : au nord-est de la tour de contrôle

L’alvéole n°2 dispose de deux murs de soutènement de hangar en T d’une longueur d’environ d’une dizaine mètres, avec un profil de section identique à celle au sud de la TWR. Les dallages au sol sont encore présents. De 2018 à 2026, l’état des alvéoles ne s’est pas dégradé.


Alvéole – Hangar n°3 : au nord de la tour de contrôle
Bien qu’aménagée ultérieurement avec des appentis s’adossant aux constructions allemandes, cette alvéoles conserve ses deux murs de soutènement. Comme les alvéoles n°1 et 2, elle mesurait une trentaine de mètres de largeur. Les murs quant à eux font une dizaine de mètres.


Autres vestiges restant à identifier
alvéole n°4 : des traces de soubassements sont présents à l’arrière de l’alvéole, pouvant correspondre à la partie terminale du hangar en T. En revanche, plus de mur de soutènement présent, mais la végétatation trop présente ne permet pas d’être catégorique.

Alvéole n°5 : pas de vestige repéré. Les constructions sont postérieures à la WW2

D’autres vestiges situés à proximité de l’alvéole n°3 ont été repérés : des grilles de type plaque PSP américaines, des grilles allemandes, des plots de fondation ou de lestage, des soubassements :



